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Légère hausse des loyers

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Après avoir stagné en 2009, les loyers ont augmenté de 1,4 % en moyenne depuis le début de l'année. Mais toutes les villes ne sont pas logées à la même enseigne.



Orco Property Group, + 35,42 %

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La valeur regagne du terrain.blank

Dexia envisage de supprimer 700 à 800 emplois de plus

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Dexia envisage de supprimer 700 à 800 emplois de plus Selon la presse belge, le groupe bancaire franco-belge envisage de supprimer jusqu'à 800 emplois supplémentaires en plus des 1.500 déjà annoncées.
Dexia envisage de supprimer 700 à 800 emplois de plus



Immobilier : les crédits de plus en plus chers

Les crédits immobiliers sont de plus en plus chers. La hausse des taux moyens se poursuit à un rythme mensuel moyen de l'ordre de 0,1% pour s'établir, à la fin du troisième trimestre, à 5,04% selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiée ce mardi.

Au troisième trimestre, 55,3% des prêts (70,3% en septembre) étaient à un taux supérieur à 5,00% contre seulement 0,1% en 2006.

Les taux sont donc revenus à leur niveau du début 2002, souligne l'étude.

Autre enseignement : le nombre de crédits octroyés par les banques s'effondrent.

Le marché du crédit a ainsi atteint un niveau jamais observé en France, en particulier lors de la précédente crise du début des années 90 en reculant de 26,3% en valeur, au troisième trimestre 2008 par rapport au trimestre correspondant de 2007,

«Le troisième trimestre marque une formidable accélération de la dégradation des crédits accordés car le recul avait été de 11% au premier semestre», précise Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université de Paris X-Nanterre et auteur de l'étude.

Principal accusé: la restriction de l'offre de prêts des banques, victimes de la crise financière mondiale.

Conséquence de cette raréfaction du crédit : les ventes de logements neufs continuent de chuter très fortement. «La baisse des ventes au troisième trimestre devrait être comprise entre -40% et -55% par rapport au trimestre correspondant de 2007», indique Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC).

Le nombre de mises en chantier de logements devrait donc se situer cette année aux alentours de 360.000 (435.000 en 2007) alors que le président Nicolas Sarkozy s'est fixé un objectif de 500.000 par an, niveau jugé nécessaire par les experts pour répondre aux besoins.

Selon M. Mouillart, «le quatrième trimestre a très mal commencé avec une accélération de la baisse des crédits depuis la crise financière de mi-septembre».

Pour l'ensemble de l'année 2008, M. Mouillart prévoit «une baisse de 20% à 22% des crédits en valeur», une diminution jamais vue depuis le début des statistiques sur ce sujet en 1974, même pendant la grave crise immobilière du début des années 90.

La France devrait aussi connaître en 2008 une diminution de 140.000 transactions dans l'ancien par rapport au total de 700.000 en 2007, estime M. Mouillart.

Leparisien.fr avec AFP

Les produits financiers toxiques empoisonnent les HLM

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Un rapport de la Mission interministérielle d'inspection du logement social révèle que plusieurs bailleurs sociaux ont eu recours à des actifs toxiques pour financer leurs dettes. Le montant de ces produits atteindrait 8 milliards d'euros.



Orco Property Group dans une spirale baissière

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Le cours du promoteur est tombé hier à 13,28 euros en séance, son plus bas niveau historique. Orco vient de demander aux autorités boursières de sortir du système SRD. La valeur perd 83 % depuis janvier.blank

Pour Chérèque, les démêlés de Woerth sont "un vrai problème"

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Pour Chérèque, les démêlés de Woerth sont  Dans un entretien aux Echos à paraître vendredi, le secrétaire général de la CFDT affirme que les démêlés du ministre du Travail dans l'affaire Bettencourt constituent "un vrai problème" pour aborder le dossier de la réforme des retraites.
Pour Chérèque, les démêlés de Woerth sont "un vrai problème"



Immobilier : Coup de froid sur l’immobilier d’entreprise rémois

Crise financière oblige, l’euphorie des dernières années a laissé la place à la prudence, voire à l’attentisme. Mais entre la « Cité de l’Habitat » qui stoppe provisoirement son chantier et le groupe Lazard qui poursuit pour 2010 son projet « Millenium » de Bezannes, la situation est cependant contrastée.

« Aujourd’hui, sur les 280 000 m2 construits, le seul impact réel de la crise financière est le retrait du promoteur britannique Proudeed qui devait construire environ 5 000 m2 de bureaux sur Bezannes. Il abandonne une dizaine de projets en France ». Pour ce fin connaisseur de l’immobilier d’entreprise rémois qui tient à rester discret, la situation de la métropole champenoise ne serait pas aussi dramatique que ne le laisse supposer au premier abord les friches inviolées du futur parc d’activités de Bezannes, près de la gare TGV Reims-Champagne. La capitale des Sacres bénéficierait même selon lui, d’un calendrier plutôt favorable, puisque les projets qui se finalisent aujourd’hui ne sortiront de terre que fin 2009, début 2010, au moment d’une sortie de crise que prévoient les experts les plus optimismes. Ainsi le groupe Lazard poursuit-il avec détermination son projet « Millenium » de construire 22 000 m2 de bureaux à Bezannes. Le chantier démarrera bien en 2009 pour une livraison des premiers bâtiments en 2010. « Nous ne sommes pas retardés par la crise financière car Reims-Bezannes est pour nous un très bon site » explique Christophe Milesi, directeur associé du groupe Lazard. « Nous avons un programme de bureaux sur la Croix Blandin qui se déroule remarquablement bien avec 80% de location à deux mois de la livraison. Mieux placé, Bezannes laisse présager un vif succès » ajoute-t-il. Autre exemple : à Reims-Bétheny, le premier bâtiment de la zone logistique de 185 000 m2 que construit le groupe Idec s’apprête lui aussi à sortir de terre pour un locataire de poids déjà ferré. « On se remet à négocier » Pour l’heure cependant, nombre de promoteurs aux reins moins solides que les groupes Lazard ou Idec font le gros dos sous la tourmente. Ils savent que l’année 2009 risque d’être très délicate. À cet égard, le projet de « Cité de l’Habitat » porté par l’investisseur rémois Philippe Mougin près de l’A34 en direction de Charleville-Mézières est exemplaire. Démarré sur fonds propres, le chantier est stoppé,, car il manque une dizaine de millions d’euros au montage financier. Parce que les banquiers prêtent moins et plus cher, « tout est plus long et plus compliqué » juge l’homme d’affaires dont le groupe est en train de céder du patrimoine pour tenir. « On sent un certain ralentissement » note avec pondération Jacques Sesti, directeur de la SAS Patrimoniale que contrôlent ensemble la Ville de Reims, Reims-Métropole et La Caisse des Dépôts et Consignations. Ainsi, sur l’ancienne caserne Jeanne d’Arc dont la société aménage les terrains, tous les compromis de vente ont été signés. Mais les projets tardent à se concrétiser. « Un promoteur ne commence que s’il a pré vendu une partie de son programme » explique-t-il, soulignant qu’il s’agit plus de « prudence » que d’attentisme. Rien à voir avec l’effondrement constaté par exemple sur l’Ile-de-France voisine avec un plongeon de 64% (hors hôtels et résidences médicales) sur les neuf premiers mois de l’année. « C’est compliqué mais pas désespéré » juge ainsi Philippe Mougin. Localement, d’autres retards sont observés. Mobilisé sur d’autres priorités, le Crédit Agricole du Nord Est a un peu laissé en plan son projet de construction d’un nouveau siège à Bezannes. « Le projet n’est pas remis en cause » assure-t-on cependant. Toujours à Bezannes, si la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) de Reims-Epernay négocie en ce moment avec la communauté d’agglomération Reims-Métropole l’acquisition d’un terrain, la construction de son nouveau siège reste suspendue à la vente de l’hôtel particulier de la rue Ponsardin à Reims. Car, aujourd’hui plus qu’hier, « on se remet à négocier » résume Jacques Sesti.

Des collectivités locales fragilisées
Selon une récente étude du Collectif économiste pour l’action publique (Cepap), la croissance des recettes fiscales que les collectivités locales tirent du secteur de l’immobilier devrait baisser de trois points en 2008 et en 2009. Ses experts chiffrent à quelques 7,5 milliards € leur “manque à percevoir” sur ces deux années. La baisse des recettes des droits de mutation (taxe prélevée sur le montant de chaque vente et dont les 3/4 alimentent les caisses des Départements) explique en grande partie ce phénomène. En 2007, cette taxe avait rapporté 10,4 milliards €. Les projections la ramène à 9,6 milliards en 2008 et 8,4 milliards en 2009. Dominique Charton

Plus de liberté pour les emprunteurs

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Depuis mercredi matin, les banques ne peuvent plus imposer leur propre assurance sur les crédits immobiliers. La concurrence devrait s'intensifier sur ces contrats. 



Premier redressement judiciaire d'un promoteur coté

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Le breton Céléos est en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. Une croissance effrénée et le ralentissement du marché immobilier expliquent ce faux pas.blank

Hausse du prix du vin français en vue

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Hausse du prix du vin français en vue La Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) table sur une récolte de vin 2010 peu abondante qui, ajoutée à des stocks faibles, lui laisse espérer une amélioration des revenus des producteurs.
Hausse du prix du vin français en vue



L'immobilier vous protège de la crise.

Durable, empreinte de sécurité, la pierre reste le meilleur moyen de résister à la crise et de préparer l'avenir. Elle vous permet de sauvegarder votre pouvoir d'achat. Et même de gagner de l'argent à terme. Gros plan sur la plus performante des valeurs-refuge. Face aux incertitudes actuelles et à la crise financière, la pierre réaffirme encore une fois son statut de placement durable, de valeur-refuge particulièrement solide. Les Français en sont bien conscients. 9 % d'entre eux compte acheter un logement en octobre 2008, contre 8 % en avril selon un tout récent sondage Nexity. Un autre sondage remarque que pour les deux tiers des Français, l'immobilier constitue le plus sûr des placements. Les Français apprécient l'immobilier parce qu'ils savent qu'une maison ou un appartement, c'est un capital pérenne qui sécurise l'avenir. Notamment parce qu'il permet de préparer la retraite. C'est ainsi que le logement est désormais vécu comme un système de prévoyance. « La dimension de plaisir reste très présente dans les motivations de l'accession à la propriété, mais elle cède dorénavant le pas à la nécessité d'être rassuré », observe une toute récente étude du groupe Caisses d'Epargne.

Les ventes de logements neufs se redressent

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Le nombre de mises en chantier, encore trop faible, ne permet toutefois pas de faire face à la demande des ménages pour le moment et fait grimper les prix.



L'immobilier britannique est prêt à repartir en Bourse

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Selon les dirigeants de la société immobilière Hammerson , le marché britannique a déjà tranché dans le vif et s'est mis en situation de se redresser plus vite que son homologue français.blank

Zara se lance sur le Web, H&M avec Lanvin

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Zara se lance sur le Web, H&M avec Lanvin Le géant espagnol de l'habillement fait ce jeudi ses premiers pas dans le commerce électronique, en pleine croissance. Après Karl Lagerfeld, son concurrent suédois choisit Lanvin pour une collection.
Zara se lance sur le Web, H&M avec Lanvin



Entrée en vigueur au 1er octobre 2008 de la loi sur la protection de l’emprunteur d'un crédit immobilier

Trois mesures prises par la loi du 3 janvier 2008 (JO du 4 janvier 2008) sur le développement de la concurrence au service des consommateurs visant la protection de l’emprunteur de crédit immobilier entrent en vigueur au 1er octobre 2008 : - toute offre de prêt à taux révisable émise à compter de cette date par un établissement de crédit doit être accompagnée d'une notice présentant les conditions et modalités de variation du taux d'intérêt, et d'un document d'information contenant une simulation de l'impact d'une variation de ce taux sur les mensualités, la durée du prêt et le coût total du crédit (code consommation : art. L. 312-8) ; - toute offre de crédit immobilier émise par un établissement de crédit à compter de cette date doit mentionner que l'emprunteur peut souscrire auprès de l'assureur de son choix une assurance équivalente à celle proposée par le prêteur, sauf si le prêteur exerce son droit d'exiger l'adhésion à un contrat d'assurance collective qu'il a souscrit (code consommation : art. L. 312-8) ; - enfin, à compter de cette même date, le prêteur est tenu, une fois par an, pour les prêts à taux variable de porter à la connaissance de l'emprunteur le montant du capital restant à rembourser (code consommation : art. L. 312-14-2 nouveau). Cette obligation s'applique aux contrats de crédit en cours

Logement étudiant : les fraudes se multiplient

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La direction de la répression des fraudes pointe les clauses abusives contenues dans la plupart des contrats de location de meublés.



Celeos est placé en redressement judiciaire

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Chômage : le bout du tunnel ?

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Chômage : le bout du tunnel ? Avec une baisse de 0,2 point au deuxième trimestre, après une baisse de 0,1 point au premier, le chômage semble avoir connu une timide décrue, selon les chiffres de l'Insee. Une tendance dont le gouvernement se félicite.
Chômage : le bout du tunnel ?



Immobilier : le marathon de l'emprunteur face à la crise du crédit

C'est lorsqu'il a appris qu'il allait devenir père au début de l'année prochaine que Frédéric a commencé à mettre le nez dans ses comptes, ou plutôt dans ses crédits immobiliers. Trois au total : un Périssol, qui expire l'an prochain, un Robien, qui court encore sur sept ans, et un prêt de 500 000 euro sur trente ans, contracté il y a deux ans pour l'achat de sa résidence principale. Il s'en souvient comme d'une révélation : « Je me suis dit : comment je vais faire pour cet enfant ? Il faut quand même que je puisse mettre un peu d'argent de côté... » Avec un « bon salaire », mais un taux d'endettement de 47 %, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Surtout quand les trois crédits sont à taux variable ! C'est alors que ce cadre commercial de 38 ans découvre le pot aux roses : depuis un an, il ne rembourse pratiquement plus de capital sur son prêt principal : 2,22 euro seulement en septembre pour 2 633 euro d'intérêts, alors que fin 2006 il amortissait 824 euro de capital pour 1 373 euro d'intérêts. Pis, le montant du capital restant dû n'a diminué que de quelques euro en deux ans, l'échéancier du prêt ayant été modifié à plusieurs reprises à mesure que le taux d'intérêt faisait plus que doubler. Seules les mensualités restent inchangées pour l'instant. Pour combien de temps ? Frédéric se sent piégé : « Mon banquier me répète sans arrêt que je ne dois pas m'inquiéter et qu'il ne faut pas considérer un crédit à taux variable sur le court terme, mais sur le long terme. » Mais quand le même banquier lui a ouvert d'autorité un crédit revolving à 13 % pour faire face aux échéances, il a vu rouge. Las, la tournée des autres banques s'est vite avérée infructueuse et la tentative de la revente de son bien acheté en loi Robien s'est heurtée à la réalité du marché. Seul un héritage providentiel de 200 000 euro, placé dans une autre banque, a un peu allégé son stress de débiteur depuis la rentrée. Mais la banque l'a prévenu : « Donnez-nous d'abord le chèque de l'héritage et on voit ce qu'on peut faire... » Après des années de crédit facile, les relations entre banquiers et emprunteurs se sont singulièrement durcies depuis six mois. La crise financière n'a fait qu'exacerber les tensions. A l'Association française des usagers des banques (Afub), le standard croule sous les appels de clients coincés dans des prêts à taux variable, des crédits relais qui arrivent à échéance, des refus par les banques de renégocier les prêts ou de racheter les crédits des concurrents, une pratique qui était monnaie courante il n'y a pas si longtemps. Sans parler de la fin de non-recevoir opposée à la plupart des demandes de crédit relais, fussent-elle présentées avec les meilleures garanties du monde. « C'est comme s'il n'y avait plus de confiance dans l'économie réelle », constate une porte-parole de l'association. La justice peut accorder des délais aux emprunteurs Les banquiers s'en défendent. Il s'agit tout simplement d'« un retour à un peu plus de rigueur après une période où l'on accordait des prêts trop facilement, en acceptant de financer l'apport et les frais de notaire », explique un responsable de la clientèle particulière d'une grande banque de la place. A la Société générale, qui a clairement annoncé la nouvelle donne, on concède que le message a du mal à passer. « Le plus dur est de convaincre nos clients que nous sommes amenés à augmenter nos conditions parce que, tout simplement, le coût de nos ressources a augmenté », a reconnu il y a quelques jours, devant la presse, Jean-François Sammarcelli, chargé du pôle « banque de détail en France ». Le résultat sur le marché immobilier est immédiat et les transactions sont en net recul depuis quelques mois. Le gestionnaire d'une agence immobilière haut de gamme, en région parisienne, a vu une vente de 2,5 millions d'euro s'écrouler fin juillet parce que les acheteurs n'ont pas obtenu leur prêt relais. Les acquéreurs, une famille avec trois enfants qui voulait s'agrandir, avaient pourtant de confortables revenus et deux appartements parisiens à vendre pour financer leur projet. « Comme ça coinçait, ils étaient prêts à prendre une hypothèque sur les deux biens, se souvient-il. Mais cela ne suffisait pas et le banquier a demandé que toute la famille, des gens aisés bien connus de la banque, se porte caution. Là, c'est le vendeur qui a pris peur. » La non-obtention d'un prêt relais est responsable d'un nombre croissant de promesses d'achat non honorées. « Nous voyons de plus en plus de situations de ce genre, explique un notaire de la banlieue ouest. En ce moment, dans notre étude, ce sont à peu près deux ventes sur dix par semaine qui échouent pour cette raison. » En principe, les prêts relais n'excèdent pas deux ans. Un délai généreux en période de boom immobilier, mais un peu court quand la crise pointe son nez et que les vendeurs n'ont pas encore intégré la nécessité de baisser leur prix. « Dans ces moments-là, il faut accepter de baisser tout de suite, conseille une professionnelle de l'immobilier. Sinon, on court toujours après le marché. » A force d'avoir trop attendu, certains se retrouvent avec des prêts relais à rembourser supérieurs au prix de vente de leur bien. C'est ce qui menace aujourd'hui M. et Mme R. Malgré une douzaine d'offres en deux ans et deux promesses sur le point d'être signées chez le notaire, ils ne sont toujours pas parvenus à vendre leur pavillon de Charente-Maritime. Le prix de départ, 320 000 euro, est aujourd'hui descendu à 285 000 euro. « Les agences ne se bousculent pas », lâche M. R., dont le crédit relais, déjà prorogé de trois mois, est sur le point d'expirer. Son montant ? 216 000 euro. Mais M. R. refuse d'envisager de réduire son prix à ce niveau-là : « Ce serait donner de la confiture à un cochon... » Victime, elle aussi, d'un désistement de dernière minute au coeur de l'été, près de Strasbourg, Mme W. n'a même pas eu le temps de demander une prolongation de son crédit relais arrivé à échéance : la banque a débité son compte courant de plus de 100 000 euro pour le rembourser ! Passé le choc et la hantise de se retrouver « fichée aux impayés », cette mère de deux enfants a finalement trouvé il y a quelques jours une banque pour lui faire à nouveau crédit. Et l'accompagner dans la construction de sa nouvelle maison. A tous ceux qui n'ont pas réussi à retomber sur leurs pieds comme Mme W., l'Afub livre un conseil peu connu des emprunteurs : la justice peut accorder la suspension du remboursement d'un crédit relais sans intérêts ni frais, pendant un maximum de vingt-quatre mois, à condition que l'emprunteur ait fait la preuve de sa bonne foi. « Une démarche simple et rapide », assure une porte-parole de l'Afub. « Aller chez le juge », c'est ce que se résoudra à faire Marianne, 39 ans, deux enfants et 80 000 eu ros à rembourser d'ici à la fin octobre, si la promesse de vente qu'elle doit signer cette semaine tombe à l'eau. Comme la précédente. SOPHIE ROQUELLE (Le Figaro Magazine)

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